Prendre soin de soi
- Alexis Dewez

- 5 mars 2024
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 18 août 2024
C’est donc la première étape, l’acceptation, la connaissance et le respect de soi même.
Et comme nous somme vivant, c’est une dynamique permanente entre notre potentiel et nos acquis.
L’égoïsme …
Notre nature physiologique est basée sur l'égoïsme, nos cellules doivent se nourrir de leur environnement pour fonctionner. Percevoir et être capable de recevoir ce dont nous avons besoin est notre première responsabilité.
Pratiquement, il s’agit de considérer ses actions envers ses propres intérêts, négliger de prendre en compte ses intérêts en faisant passer ceux des autres en premier aura toujours pour conséquences de finir vidé, sans ressources.
Se laisser aller dans un comportement où on privilégie le bien des autres avant le sien a, en réalité, une finalité négative pour le groupe.
Déjà, il y a un côté illusoire à prétendre savoir ce qui est le mieux pour les autres, savons nous seulement ce qui est le mieux pour nous-même ?
En effet, imaginons quelqu’un qui meurt de faim, s’il me donne son seul repas sans en prendre d’abord la moitié pour lui-même, si je meurt de faim moi-même je ne pourrais accepter cela qu’en me mettant dans une posture morale de prédateur envers l’autre.
Chaque fois que j’offre à quelqu’un une ressources dont je ne dispose pas en suffisance, j’encourage chez lui une attitude prédatrice.
Dans un groupe où une telle dynamique prévaut, ceux qui se retrouveront aux commandes seront inévitablement des prédateurs.
Dans le monde animal, chez les carnivores, la maman qui doit chasser pour nourrir ses petits veillera toujours a prendre sa part en premier car ils dépendent tous d’elle, si elle n’est plus capable de chasser ils mourront tous.
Les petits seraient ravis de pouvoir tout manger, c’est naturel et nécessaire car ils n’ont pas la capacité de chasser par eux même, mais heureusement l’instinct de la maman ne perd jamais de vue la finalité positive de se nourrir en premier.
En tant qu’être humain, nous n’avons plus cet instinct naturel, nous devons l’acquérir, l’intégrer psychiquement.
L’égoïsme est primordial et restera sain tant que l’altruisme en est la finalité.
Il s'agit de protéger nos propres droits comme ceux des autres, .
Dans un sens pratique, on préserve ainsi son libre arbitre, et c'est le seul moyen de pouvoir ensuite respecter le libre arbitre des autres.
Intégrer cette notion essentielles consiste à établir un lien conscient avec ce qui me constitue: mon corps et son environnement.
Mon corps n’existerait pas sans un environnement lui permettant d’être et je n’existerais pas sans ma conscience d’être en cet endroit là.
L’établissement de ce lien est la capacité de nommer et d’évaluer les conditions d’existence de mon corps dans les fluctuations de son environnement.
La qualité de ce lien est la base de la santé, les variations de notre santé nous informent autant sur l’influence de notre environnement que sur notre lien à nous même.
Tout cela consiste à se sentir aligné et ancré en soi-même.
Être aligné, c’est être stable sur ses appuis, et nos appuis ce sont nos acquis.
En pratique, c'est ce que nous répétons souvent, nos routines, nos habitudes. Ce sont les rituels quotidiens que nous mettons en place car on en connaît les effets et ça nous rassure.
Quand on a pris soin de soi, on se sent en sécurité et prêt à repartir vers de nouvelles aventures car ressourcé, réaligné avec soi-même.
Toutes nos habitudes ont un sens, qu’elles soient bonnes ou mauvaises elles servent à se sentir en sécurité dans le connu, à reprendre (dans l'idéal) contact avec nos acquis.
Être bien chez soi, avec soi-même.
Pour bien prendre soin de soi, il faut commencer à faire avec ce qui est tel que cela est, lâcher prise sur toutes ses envies que cela soient autrement.
J’ai de mauvaise habitudes mais elles sont là pour servir un besoin qui est bien réel (même si je ne le connais pas vraiment), elles me sécurisent loin de l’inconstant, de l’imprévisible …
Nos routines sont ainsi des rituels stratégique.
Des stratégies qui ont pour fonction de nous permettre d’être régulièrement en terrain connu, pour renouveler ses propres forces dans l'idéal.
Les mauvaise habitudes demande un prix anormalement élevé, qui s’il était acceptable au début devient épuisant à la longue. Les changer demandent à trouver une stratégie plus efficace quand à la fonction qu’elles couvrent. Il faut trouver mieux pour s'en débarrasser véritablement, et un certain nombre de répétitions pour s'en débarrasser définitivement.
Pour cela, le rôle qu’une habitude remplit doit être bien identifié, nommé, connecté.
Les conséquences physiologiques de nos routines éclaires les différentes stratégies qui peuvent tenir ce rôle.
Être en connexion avec ses besoins et conscient de ses valeurs, avoir à cœur ses propres intérêts permet de se stabiliser avec ses propres acquis, de se sentir sécurisé en soi-même.
Ce sentir bien chez soi et ainsi pouvoir se relancer en confiance vers les autres, c’est cela prendre soin de soi.


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