Sucre
- Alexis Dewez

- 15 févr. 2024
- 3 min de lecture
Le sucre, avec le gras, c'est la voie d'accès à une source d'énergie. Physiologiquement il a une caractéristique très addictive et physiquement il est très facile à produire en grande quantité pour peu d'investissement financier. Dès lors, la production industrielle en a mis de plus en plus dans toutes leurs productions alimentaires(ainsi que des additifs et de mauvais gras), voyant leur profits augmenter en parallèle.
S'en suivit une augmentation de l'obésité, du diabète, et de bien d'autres désordres physiologiques...
Il n'y a aucune raison de diaboliser le sucre mais de là à en consommer de grandes quantités toute la journée, tous les jours, à long terme cela n'est pas sans conséquence.
Un élément qui passe souvent inaperçu est que tous les féculents sont essentiellement des glucides, la pyramide alimentaire qu'on nous a vendue il y a déjà longtemps est entièrement basée là dessus.
Le sucre peut rester un plaisir sain à condition de savoir en gérer sa consommation.
Pour notre corps, le problème c'est le trop d'un coup, une contrainte telle qu'il doit l'évacuer du sang, le stocker ailleurs et vite sous peine de mort, le corps sait faire cela, mais tous les jours du matin au soir pendant des années, le terrain biologique s'en voit modifié et les souffrances arrivent.
Nous ne sommes pas tous égaux avec cela, comment on assimile ces sucres, comment on est sensible à son pouvoir addictif, bien se connaitre restera toujours une clé essentielle.
Et que peut-on y changer ?
Le sucre n'est qu'un exemple du caractère sociétal qui nous pousse à aller vite, à gagner toujours plus en vitesse, il est clair que cette vitesse concerne uniquement notre capacité de consommation, je ne vois guère d'augmentation de nos satisfactions, de nos contentements profonds face à la vie, du moins pas due aux poussées des forces financières dominantes actuellement.
Une voie rapide n'est pas toujours le meilleur chemin, une fois qu'on est plus ébloui par la sensation grisante de la vitesse, que l'on commence à voir où mène cette voie, sa finalité, on voit aussi qu'il y a une voie de sortie, avec des bandes de ralentissement plus ou moins confortables.
Pour le sucre, la première est le moment où l'on fait ces courses, choisir quelles formes de sucre nous avons besoin, dans leurs quantités bien entendu mais aussi dans leurs qualités.
De nombreuses sortes de sucre existent dans la nature avec des impacts très différents sur notre organisme. Parmi ceux qui ont des qualités positives je peux citer les fruits, les sirops naturels, le miel, des céréales anciennes et complètes, le xylitol(dangereux pour les animaux), le stévia...
Ensuite, comme voie de sortie, il y a les moments où l'on mange, je ne suis pas obligé de manger tout le temps, je ne suis pas obligé de manger des glucides à chaque repas.
Et puis, il y a les moments où je mange, par quoi vais-je commencer mon repas changera l'impact des glucides sur mon corps( le livre "glucose révolution" est excellent à ce sujet), pour faire simple je ne commence pas par manger quoi que ce soit qui contienne des glucides en premier, d'abord une salade avec de la vinaigrette par exemple fait déjà une belle différence.
Et aussi, il y a des voies de sorties plus brutales telles que explorer des habitudes alimentaires comme l'alimentation paléo, les diètes cétogènes, le jeûne intermittent, ces voies demandent un minimum de connaissance ou un encadrement adéquat.
Notre rapport au sucre correspond à notre rapport à l'énergie.



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